vendredi, 05 janvier 2018 00:00

 

 

Oser agir en situation nécessite de s’appuyer sur une ressource interne essentielle et précieuse : la confiance en soi, elle-même enracinée dans l’estime de soi.

 

A partir de la métaphore de la chaîne de montagne, je vous invite à redécouvrir dans cet article les fondements de l’affirmation de soi qui nous permet de nous engager dans des réalisations concrètes et développantes.

 

Le cabinet CO-VALENCE vous souhaite de très belles réalisations pour cette année 2018 !

 

André Mondeguer

 

 

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dimanche, 31 décembre 2017 00:00

La confiance en soi est comparable au cœur d’une chaîne de montagne : elle s’appuie sur sa racine profonde pour s’élever pleinement.

 

Qu’est-ce qu’on entend par Confiance en soi, Estime de soi, Affirmation de soi ?...

La restauration de l’estime de soi est-elle possible ?

Comment continuer à grandir après des expériences difficiles vécues ?

Que faire contre "l’érosion" de sa confiance en soi ?

 

 

La confiance en soi : un moteur à combustion interne

Témoignage : Jean-Paul dirige une équipe de 12 collaborateurs dans une grande compagnie d’assurance au sein du Pôle gestion des sinistres. La compagnie s’est engagée dans une profonde réorganisation du travail depuis plusieurs mois qui impacte autant les collaborateurs dans leurs activités métiers que leurs responsables dans le pilotage des activités, le choix d’organisation pour l’optimisation du fonctionnement de l’équipe, et dans le management de leurs co-équipiers. Cette réorganisation entraîne l’émergence de nouvelles modalités de travail proposées aux salariés. Les managers du groupe encadrent ainsi à distance des équipes de plus en plus éclatées géographiquement.

Jean-Paul, qui manage pourtant des équipes depuis 18 ans, a du mal à gérer cette nouvelle organisation. Il côtoie dans son environnement de travail des managers plus jeunes que lui, récemment recrutés et formés, plus réceptifs aux innovations organisationnelles et techniques. Il ne se retrouve plus dans son métier et peine à se motiver pour participer aux projets développés par la direction générale. Il ressasse l’idée qu’il est moins performant que la nouvelle génération de managers. Mais il n’ose pas à en parler ouvertement à son manager dans le cadre de son prochain entretien de suivi d’activités.

Finalement, au cours de cet entretien, il décide de se lâcher et évoque sa problématique avec son responsable, qui l’accueille d’autant plus positivement qu’il avait bien remarqué qu’il y avait quelque chose de complexe à gérer pour Jean-Paul. Ensemble ils recherchent une solution qu’ils trouvent : Jean-Paul est depuis 3 mois engagé dans un coaching en groupe, une pratique innovante d’accompagnement managérial ! Il est satisfait de cet accompagnement qu’il partage avec 3 autres managers du groupe et qui lui permet d’aborder son management dans ce contexte de changement global et de progresser dans l’affirmation de son positionnement managérial.

 

 

Dans cet exemple, qu’est ce qui s’est passé pour Jean-Paul ? Il voulait que sa situation change, mais il n’osait pas engager quelque chose dans ce sens (en parler à son responsable, échanger avec ses pairs, demander un soutien managérial,...). Cette difficulté à agir traduit la présence d’un sentiment d’impuissance par rapport à une situation vécue difficilement. Ce sentiment de ne pas "être capable de faire" correspond à une confiance en soi affaiblie.

 

 

La confiance en soi se réfère au sentiment que l’on peut éprouver par rapport à sa capacité d’agir face à une situation à gérer. La confiance en soi traduit notre sentiment de compétence et se réfère à l’expérience de nos émotions et leurs impacts sur notre capacité à aller dans le sens de nos intentions.

Les effets du Doute de soi

Ainsi, une difficulté à agir traduit l’éprouvé d’un doute de soi (= doute sur sa capacité à agir : "Je ne me sens pas capable d’en parler à mon responsable").

 

Confiance en soi et doute de soi fonctionnent comme des vases communicants : quand le doute de soi prend de l’importance, la confiance en soi s’affaiblit, et la difficulté à agir s’installe.

Comme un moteur à combustion interne, la confiance en soi a besoin de carburant pour fonctionner. Ce carburant, c’est l’estime de soi. Notre estime de soi reflète le jugement que nous portons sur notre propre valeur. Une évaluation négative sur soi traduit une défaillance d’estime de soi dans la situation ("Je suis nul de ne pas avoir osé m’exprimer en réunion").

 

La puissance que ce moteur est capable de fournir correspond à l’affirmation de soi. S’affirmer dans une situation consiste à oser prendre position dans la situation en prenant à la fois en compte ses propres besoins ainsi que ceux de l’environnement, des personnes qui s’y trouvent. S’affirmer consiste à prendre pleinement sa place dans la situation.

Estime de soi, confiance en soi et affirmation de soi sont des données situationnelles qui sont reliées aux expériences vécues.

 

Comme une chaîne de montagne....

La confiance en soi est comparable au cœur d’une chaîne de montagne : elle s’appuie sur sa racine profonde, l’estime de soi, pour s’élever pleinement.

 

L’exploration de la métaphore de la chaîne de montagne va nous permettre de comprendre les liens qu’il existe entre affirmation de soi, confiance en soi et estime de soi, ainsi que la dynamique qui les anime.

Petite leçon de choses : Savez-vous comment est structurée une chaîne de montagne en profondeur ?

Les géophysiciens et tectoniciens, spécialisés dans les déformations de l’écorce terrestre ont démontré qu’une chaîne de montagne possède une racine d’autant plus importante que la montagne a un relief élevé (l’Himalaya, par exemple, a une racine plus importante que les Alpes franco-italiennes. A l’inverse, le Massif central ou le Massif armoricain ont des racines assez réduites du fait de leur érosion actuelle).

Structure interne d'une chaîne de montagne

 

Rapportée à la personne, l’image de la chaîne de montagne va nous servir à illustrer les liens qu’il existe entre affirmation de soi, confiance en soi et estime de soi, ainsi que la dynamique qui les anime.

La partie aérienne de la chaîne, son relief visible, correspond à la dimension "Affirmation de soi". S’affirmer dans une situation, c’est "rendre visible" ses choix et son positionnement à travers des comportements observables des autres. L’affirmation de soi dans une situation se traduit par des expressions et des attitudes. Par exemples : j’exprime une objection, il clarifie ses besoins face à une incompréhension de son interlocuteur, tu exprimes authentiquement tes sentiments, ...

De la chaîne de montagne ... à la personne 

Revenons à notre chaîne : plus en profondeur, sous le relief, les roches sont fortement déformées et fracturées. Les terrains sont ainsi soumis à de très fortes tensions qui les amènent à s’ajuster entre eux : c’est le rôle joué par les séismes qui traduisent une réorganisation des masses et des volumes.

Cette zone médiane de la chaîne correspond à la dimension "Confiance en soi", plus profonde et qui peut, comme dans la chaîne de montagne, être aussi ébranlée suite aux contraintes externes (reliées à l’environnement) et internes (intrapsychiques, propres à la personne).

Côté chaîne, encore plus en profondeur, il y a sa racine. Son existence résulte du principe d’équilibre des densités (= équilibre dit isostatique) : la chaîne de montagne créé une racine proportionnelle à son poids et qui s’enfonce dans le manteau terrestre, comme la partie immergée d’un iceberg qui s’enfonce dans l’eau pour maintenir son équilibre. La racine est aussi une zone de déformation des terrains, mais les pressions et les températures sont telles, que ces déformations sont plus souples, plus continues, moins cassantes.

Dans notre analogie, la racine de la chaîne correspond à "l’Estime de soi", cette partie profonde et intime qui assure notre équilibre émotionnel, comme la racine crustale d’une chaîne qui maintient l’équilibre de la montagne.

 

Si l’on s’intéresse maintenant à la dynamique de la chaîne et à son évolution dans le temps. Une montagne se construit par superposition de terrains suite à des compressions latérales qui fait qu’elle s’élève en hauteur. Elle est en même temps soumise naturellement à l’érosion et elle perd du relief avec le temps. De ce fait, sa racine se réduit petit à petit en fonction des événements qui l’affectent. C’est le cas du Massif armoricain, veille chaîne de 300 millions d’années, aujourd’hui en grande partie érodée et dont la racine est tellement réduite qu’elle affleure en surface.

Continuons à exploiter notre métaphore. Les montagnes se forment par une accumulation de terrains qui se superposent pour former des reliefs parfois impressionnants. De même, les expériences qu’une personne vit dans son histoire se succèdent, l’enrichissent et la font grandir, comme les terrains qui constituent le relief d’une montagne. En même temps que ces expériences élèvent la personne, elles lui permettent de consolider sa base, sa racine. Vivre des expériences favorise un ancrage et un enracinement, d’autant plus que ces expériences sont valorisantes.

Parallèlement, des expériences vécues plus difficilement peuvent affecter notre confiance en soi et par ricochet notre estime de soi, d’autant plus si plusieurs expériences vécues négativement vont se succéder ou se reproduire (par exemples des évaluations négatives, ou des humiliations répétées). A l’inverse une expérience valorisante va renforcer notre confiance en nous et alimenter notre estime de soi, notre carburant pour alimenter notre confiance en soi.

  

Comment préserver, voire reconstituer son estime de soi ?

Comme nous l’avons vu (et surtout vécu !) notre estime de soi peut être contrainte et affectée par des expériences vécues négativement. Reconstituer notre estime de soi nécessite d’oser s’engager dans une nouvelle relation avec soi-même, de porter son attention sur les liens que nous entretenons avec notre environnement, et surtout avec nous-mêmes.

Les problématiques de confiance et d’estime de soi sont bien des problématiques de lien. Leur restauration consiste essentiellement à recréer la qualité de ces liens. C’est pourquoi nous trouverons parmi les pistes de restauration des leviers relatifs à la communication.

Voici quelques pistes pour améliorer son estime de soi :

-          Prendre en compte mes expériences de vie comme une réalité vécue ("ça m’est bien arrivé") et non comme une fatalité ("de toute façon c’est toujours comme ça", "je n’y arriverai pas, comme d’habitude").

-          Arrêter les jugements négatifs sur moi ... et commencer à me donner de l’empathie (= auto-empathie). (Re)lire pour cela le texte de Virginia Satir "Ma déclaration d’estime de moi".

-          Se relier à mes émotions quand elles arrivent et les accueillir comme une partie intime de soi. Nous sommes bien les créateurs de nos émotions : "si je suis triste, c’est que cette tristesse fait partie de moi en ce moment".

-          Apprendre à reconnaître mes choix comme étant les meilleures décisions que j’ai pu prendre dans le moment : nous avons tendance à focaliser sur les conséquences de nos choix, en oubliant que les décisions que nous prenons en situation sont sans doute ce que nous avons trouvé de mieux à faire à ce moment précis, dans un contexte donné.

-          Se persuader que les objections qui me sont faites ne concernent pas la personne que je suis mais mes comportements, mes actions, mes choix, ... : je ne suis pas ce que je fais !

-          Adopter une communication consciente, bienveillante et responsable en m’appuyant sur les principes de la Communication Non Violente proposée par M. Rosenberg.

-          Se relier à des courants de pensée et à des personnes qui sont animés par une réelle dynamique de vie et qui me font du bien.

-          Considérer les "erreurs" que j’ai pu faire comme des étapes d’apprentissage et des opportunités de développement.

-          S’entraîner à des pratiques corporelles qui favorisent le développement de la pleine conscience : respiration consciente, méditation, Qi Gong, Tai Chi Chuan, marche consciente, ...

 

  Et vous, quelle est la prochaine action que vous choisissez de faire pour reconsolider votre estime de vous ?... et peut-être aussi vers l’autre pour l’aider à reprendre confiance en lui ?

 

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samedi, 22 juillet 2017 00:00

Vous avez envie de faire travailler ensemble plusieurs dizaines voire centaines de personnes ?

Vous souhaitez que ces personnes puissent participer pleinement selon leur propre motivation ?

Il est important pour les organisateurs que ça se passe dans un cadre détendu et convivial ?

Vous souhaitez que ce regroupement soit initiateur d’actions concrètes à mettre en œuvre ?...

 

Le Forum Ouvert est une modalité de travail qui peut répondre à l’ensemble de vos attentes.

 

Un peu d’histoire . Le concept du Forum Ouvert – ou Open Space Technology - est une idée de Harrison Owen, consultant et praticien-chercheur en organisation qui, dans les années 80, a imaginé une nouvelle manière de travailler en groupe et qui permet de créer les conditions qui suscitent la communication ouverte, l’activation de l’intelligence collective, l’émergence d’idées créatives, la coopération et la motivation à s’engager (comme l’exprime Diane Gibeault, p.13 dans le Livre Blanc sur le Forum Ouvert, Koehler Christine, édition 2012 Le Livre Blanc du Forum Ouvert).

 

Un Forum Ouvert, qu’est-ce que c’est et comment ça marche ?

C’est une technique d’animation qui permet de travailler en groupe sur un thème proposé en suscitant la créativité et la liberté d’expression de ses participants. Les développements thématiques sont proposés et réalisés par les participants eux-mêmes à partir de leurs souhaits et leurs besoins.

C’est aussi une organisation structurée et encadrée, à la fois dans le temps et dans l’espace qui facilite les échanges et la synthèse des productions obtenues.

Des espaces de travail sont définis, où vont se dérouler les échanges :

-          Le Grand Cercle : c’est l’espace central où se déroule les échanges en plénière ;

-          La Place du Marché : y sont regroupés de manière très visuelle les idées et les sujets proposés par les participants ;

-          Les Espaces Ateliers : c’est là où se déroulent les échanges et les productions d’idées sur les sujets choisis ;

-          Le Point Presse : permet de rédiger et d’imprimer les synthèses d’ateliers en temps réel ;

-          Le Coin Détente : c’est un espace détente ouvert en permanence pour se désaltérer et continuer à se nourrir d’échanges libres et informels.

 Les espaces d'un Forum Ouvert

L’esprit du Forum Ouvert consiste à permettre à chaque participant de contribuer librement aux échanges qui se déroulent autour du thème défini.

Chaque participant est invité à se positionner selon sa propre motivation et l’intérêt qu’il trouve à contribuer aux débats vis-à-vis d’un sujet proposé, d’un groupe constitué ou d’un espace au sein du Forum Ouvert.

Des principes de travail simples qui facilitent l’implication individuelle et les échanges :

1.    "La loi des 2 pieds" :

Appelée aussi la loi de la mobilité. Si au cours de la journée, les participants estiment qu’ils n’apprennent rien là où ils sont ou qu’ils n’apportent rien aux échanges, ils sont libres de faire usage de leurs pieds pour se rendre dans un endroit plus productif ou plus intéressant à leurs yeux.

2.    "Les personnes qui sont là sont les bonnes personnes" :

Aucun participant ne doit se sentir inutile, chacun a des choses à apporter aux échanges. Si la personne est là, c’est qu’elle a sans doute quelque chose d’utile à prendre et à donner.

3.    "Ça commence quand ça commence" :

Les groupes d’ateliers fonctionnement de manière autonome. Ce sont les participants eux-mêmes qui décident de commencer les débats lorsqu’ils le souhaitent.

4.    "Quand c’est fin, c’est fini" :

Le déroulement de la journée se passe dans un cadre organisé, avec des horaires définis. Les groupes s’arrêtent quand c’est l’heure. Mais la démarche et les échanges peuvent poursuivre sous d’autres formes et dans d’autres lieux.

5.    "Ce qui arrive est ce qui doit arriver" :

La qualité des échanges et les résultats obtenus dépendent des investissements des participants. Ce sont eux qui donnent l’orientation des débats.

6.    "Si vous êtes ni en train d’apprendre, ni en train de contribuer, passez à autre chose" :

Les participants sont invités à changer de lieu et de centre d’intérêts selon leur motivation du moment et leur énergie.

  

                     Les 6 lois du Forum Ouvert

  

Le Forum Ouvert est une démarche collaboratrice d’autant plus pertinente qu’elle est adaptée à tous les collaborateurs, quelles que soient leurs fonctions et niveaux de hiérarchie. Elle permet de partager ses connaissances et d’en acquérir de nouvelles. Et surtout, elle (re)donne à ses participants le goût du travailler ensemble et le sentiment d’avoir vraiment contribué à quelque chose d’utile pour les autres et pour soi.

  

Forum Ouvert en Pays de Lorient :

Le 30 juin 2017 se sont réunis près de 150 agents de la fonction publique territoriale à l’initiative des 6 équipes de direction du Réseau des Etablissements  d’Enseignement Artistique de l’Agglomération de Lorient (RE2A2L), comprenant 130 enseignants d’enseignement artistique, 20 agents administratifs et techniques(1).

Leurs objectifs : Impulser une dynamique de réseau des enseignements artistiques et culturels à l’échelle de l’agglomération lorientaise par le biais d’une rencontre entre professionnels.

La technique du Forum Ouvert a été choisie pour animer cette journée de travail.

Le thème proposé aux enseignants : Devons-nous répondre aux nouvelles attentes ? Quelle(s)  posture(s)  professionnelle(s) adopter pour faire face au changement de la société, des publics et des territoires ? 

 

Forum Ouvert du 30 juin 2017

Cette journée a permis de faire émerger 10 projets spécifiques proposés par les participants eux-mêmes, associant des partages d’expériences, des problématiques à résoudre, des outils et méthodes de travail à échanger.

 

Paroles de participants :

Ce que nous avons le plus apprécié ? "La liberté de choisir où l’on souhaite aller", "Ne rien imposer dans les sujets et dans les groupes favorise une meilleure participation". "Ça a permis d’échanger et de partager collectivement des problèmes et des enjeux pédagogiques". "La journée a permis de rencontrer de nouveaux collègues-enseignants sur d’autres disciplines", "D’échanger sur le fonctionnement et l’organisation des activités, des projets de structures différentes", "L’organisation, le repas, le coin détente !", "Avoir le temps d’échanger, de partager des expériences, des projets futurs"....

 

(1) Projet coordonné et soutenu par le Conseil Départemental du Morbihan et la  Délégation Bretagne du Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), avec la collaboration de la Maison de l’agglomération de Lorient. Journée animée par André Mondeguer, responsable du cabinet CO-VALENCE.

 

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